Infirmiers Militaires Prussiens
Les infirmiers militaires sont des membres importants de la plupart des bandes de guerre issues des nations Fidèles. Leurs rangs vont des dévouées Sœurs de Saint Cosmas au Corps Médical Ducal de la Nouvelle Antioche. Quelle que soit leur origine, les infirmiers militaires accompagnent leurs unités jusqu'aux premières lignes, laissant les soins de longue durée des blessés aux médecins militaires opérant au sein des équipes chirurgicales avancées. Les infirmiers militaires ont également la responsabilité de récupérer les plaques d'identification des soldats tombés au combat et de signaler les pertes à leurs commandants d'unité.
L'insigne des infirmiers militaires, arborant le Bâton d'Asclépios, n'offre aucune protection contre les tirs ennemis, bien au contraire, les tireurs d'élite hérétiques sont tristement célèbres pour prendre le personnel médical pour cible. Son rôle est avant tout de permettre à leurs frères d'armes de les identifier dans la confusion de la bataille et de solliciter leur aide. Puisqu'il est illusoire d'espérer que les serviteurs des seigneurs hérétiques, sans même parler des morts-vivants du Graal Noir, respectent un quelconque symbole de neutralité médicale, les infirmiers militaires partent souvent au combat lourdement armés et protégés, prenant une part active aux affrontements en plus de leurs devoirs médicaux sur le champ de bataille.
Il n'est pas rare de voir des infirmiers militaires lutter férocement contre l'ennemi dans des combats rapprochés acharnés pour la possession des morts et des blessés, afin d'empêcher qu'ils ne soient utilisés lors de rituels obscurs. Dans ces circonstances, leurs célèbres dagues de miséricorde ont démontré leur efficacité à maintes reprises, terrassant même les puissamment cuirassés Oints, abattus grâce aux efforts conjugués de courageux Yeoman.
L'État Libre de Prusse dispose d'un corps d'infirmiers vétérans de première ligne particulièrement bien formés et expérimentés, souvent versés aussi bien dans les premiers secours humains que vétérinaires. Nombre d'infirmiers militaires prussiens sont d'anciens membres laïcs d'ordres chevaleresques tels que l'ordre de Malte, qui maintiennent encore des hospices en souvenir de leur vocation originelle.
Les infirmiers militaires prussiens des Stosstruppen sont sélectionnés parmi les soldats les plus talentueux et les plus athlétiques de l'ensemble du Service Médical des Armées. Ils suivent la Doctrine de Lazare, un protocole qui stipule que la priorité du krieg-sanitäter est de renvoyer les soldats au combat le plus rapidement possible, par tous les moyens nécessaires. L'État Libre possède le programme de guerre chimique le plus avancé d'Europe et fournit à ses infirmiers militaires un équipement exceptionnel leur permettant de remettre sur pied, et de renvoyer dans la mêlée, même les soldats les plus grièvement blessés.
Les sangles des musettes que porte chaque soldat sont utilisées pour confectionner des garrots, avant qu'un arsenal de substances chimiques destinées à atténuer la douleur et à stimuler l'adrénaline ne permette de remettre les soldats en état de combattre. Ils transportent également du papier détecteur de gaz moutarde, des fioles d'ammoniaque et des drogues de combat ainsi que de nombreuses autres préparations destinées à ranimer les combattants tombés, soutenant ainsi la doctrine prussienne qui consiste à submerger l'ennemi par des assauts fulgurants. Bien qu'imposer une telle contrainte supplémentaire à des soldats blessés entraîne souvent leur mort ultérieure par hémorragie ou épuisement, il demeure incontestable que le credo des infirmiers militaires a fait basculer plus d'une bataille en faveur de l'État Libre.